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Le "berceau sacré" de Santa M ...

  • Piazza di S. Maria Maggiore, 42, 00185 Roma, Italia
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Type
Luoghi religiosi
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Francese

Description

La crèche est mentionnée au verset 7 du chapitre 2 de l'Évangile de Luc, dans un passage qui résume le sens de Noël, puisqu'il réjouit les enfants et émeut les adultes : "Marie donna naissance à son fils premier-né, l'emmaillota et le coucha dans une crèche, car il n'y avait pas de place pour eux dans l'auberge". L'image d'une mère attentionnée déposant le corps fragile de son nouveau-né dans un berceau de fortune fait d'une crèche est une image qui touche le cœur de chacun. Cette image a dû particulièrement émouvoir le pape Sixte III qui, en 432, a décidé de construire une "grotte de la Nativité" à l'intérieur de la basilique primitive de Santa Maria Maggiore, semblable à Bethléem. La basilique a pris le nom de Santa Maria ad praesepem, qui signifie "crèche" en latin. C'était la première crèche de l'histoire, l'objet d'une telle dévotion populaire que de nombreux fidèles, de retour de pèlerinages en Terre Sainte, apportaient en cadeau ce que l'on croit être les précieux fragments du bois de la fameuse crèche qui a accueilli l'Enfant Jésus, toujours conservés dans un reliquaire appelé Sacra Culla (cunabulum). L'idée de placer ces reliques en bois dans un tabernacle est venue à Grégoire XI (1370-78), plus d'un siècle après la diffusion de la coutume lancée à Greccio par saint François d'Assise de réaliser une crèche à la maison. Toutefois, le reliquaire de Grégoire XI a été détruit au XVIIIe siècle lors des travaux de rénovation de la façade principale de la basilique. Un nouveau modèle fut alors fabriqué, qui ne dura que quelques décennies jusqu'à ce qu'il soit volé par les troupes de Napoléon lors de leur occupation de la ville en 1798-99. Une autre intervention a été nécessaire, grâce au don de la Duchesse Maria Emanuela Pignatelli, ambassadrice du Portugal. Le reliquaire qui contient encore les cinq lattes d'érable a été fabriqué par Giuseppe Valadier. Il s'agit d'une œuvre de grande valeur : sur un socle en bois peint à la main, se trouve une base en argent parallélépipédique avec quatre bas-reliefs. Le recto représente la scène de la nativité, le verso la Cène, et sur les petits côtés la fuite en Égypte et l'adoration des Mages. Sur cette élégante base repose le reliquaire en cristal en forme de berceau, soutenu par quatre chérubins dorés. Enfin, un sol en paille sur lequel est posé l'Enfant Jésus, presque grandeur nature, qui le bénit, est placé au sommet de l'ensemble de l'œuvre. La châsse est située sous le maître-autel, dans la niche arrière du confessionnal. Autrefois, lors des festivités de Noël, le Saint Berceau était déplacé dans la nef afin que les nombreux fidèles puissent le vénérer. Au fil des ans, cependant, le mauvais état de conservation des vestiges a convaincu le chapitre de la basilique de ne pas la déplacer, ce qui n'a lieu aujourd'hui que pendant la messe de minuit. Cette décision a interrompu une tradition consolidée, mais n'empêche pas les Romains dévots de continuer à affluer vers le berceau sacré, surtout, mais pas seulement, à l'époque de Noël, pour faire la génuflexion devant lui. Mais à Santa Maria Maggiore, il y a aussi d'autres objets de grande valeur religieuse. En effet, le musée de la basilique abrite la plus ancienne crèche encore visible, réalisée en 1288 par Arnolfo di Cambio sur commande du pape Nicolas IV. En outre, à Noël 2007, dans une pièce non ouverte au public, a été récupéré le panniculum, un morceau de tissu de la taille d'une main qui, selon la tradition, est une partie des langes avec lesquels Marie a enveloppé l'enfant Jésus, et qui est maintenant conservé dans un reliquaire de grande valeur donné par Pie IX. Deux éléments qui renforcent encore le lien fort entre le berceau et Santa Maria Maggiore, dont le berceau sacré est l'apothéose. Santa Maria ad praesepem, en fait. (article de Zenit)

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