Sant'Angelo dei Lombardi, dans la province d'Avellino, a un tracé typiquement médiéval avec un axe routier central qui se termine à la cathédrale dédiée à Sant'Antonino.
Au IXe siècle, les Lombards ont divisé le territoire de la Longobardie mineure en deux parties, l'une avec la capitale Bénévent et l'autre avec la capitale Salerne. C'est à cette époque que les Lombards de Salerne érigèrent une série de fortifications pour défendre la frontière, dont le château de Sant'Angelo dei Lombardi dont la construction favorisa la formation du village qui prit son nom de ses fondateurs. La période de splendeur maximale fut celle normande-souabe, puis elle passa à la famille Caracciolo vers le XVIe siècle lorsque Sergianni Caracciolo, en accord avec Giovanna II, fit concéder le fief de Sant'Angelo à son frère Marino. Après ce moment, le fief fut acheté par la famille impériale qui le conserva jusqu'en 1807. Napoléon en a fait un centre névralgique de l'administration, la cour y a été placée et le diocèse y est présent depuis des centaines d'années. Les citoyens du village d'Irpinia n'étaient pas étrangers aux soulèvements des Carbonari et pendant la révolution napolitaine, l'arbre de la liberté a été planté dans le village, qui est encore conservé aujourd'hui (probablement replanté en mémoire de ces événements).
A cause du tremblement de terre des années 80, le village a été sérieusement endommagé et aujourd'hui encore, les traces du cataclysme sont conservées.