La ville, connue au Ve s. surtout pour les figures de Parménide et Zénon, fondateurs de la célèbre école philosophique éléatique, a connu une période de grand développement à l'époque hellénistique et pendant une grande partie de l'époque romaine (fin du IVe s. av. J.-C.). - Au 5e siècle de notre ère, son nom a été changé en Velia. Les structures architecturales de la ville antique sont immergées dans une vaste zone de maquis méditerranéen et d'oliveraies luxuriantes, formant une splendide combinaison d'archéologie et de nature. Le parcours de visite, équipé de panneaux éducatifs, commence dans la ville basse, où la plupart des bâtiments remontent aux périodes hellénistique et romaine. Le chemin d'entrée longe la muraille de la ville, longue de 5 km, qui a été construite dès le VIe siècle avant J.-C. et n'a acquis son aspect actuel qu'avec la construction d'une trentaine de tours à la fin du IVe siècle avant J.-C. pour contenir l'avancée des Lucaniens. Devant les murs se trouve une nécropole de l'époque impériale (1er-2e siècle après J.-C.) dont on peut voir des sépultures individuelles et des enclos funéraires, à l'intérieur desquels étaient rassemblées diverses dépositions. L'accès effectif à la ville se fait par la Porte Sud de la Marina, qui est protégée par une tour quadrangulaire dont on peut distinguer deux phases de construction : la première de la première moitié du Ve siècle avant J.-C., reconnaissable aux blocs de grès parallélépipédiques placés dans la partie inférieure, la seconde, datable du IIIe siècle avant J.-C., pour laquelle on a utilisé des blocs de conglomérat. En parcourant la Via di Porta Marina, on peut voir sur la droite un bâtiment public, constitué d'un cryptoportique à trois bras, datable de l'époque augustéenne (31 av. J.-C.). - J.-C. avec des reconstructions au cours du IIe siècle après J.-C., qui a été diversement interprété comme un gymnase, une école de médecine ou un sacellum du culte impérial, étant donné la découverte de nombreux hermès et statues dédiés à des médecins locaux et à des portraits de la famille impériale.Le bloc à gauche de Porta Marina, en revanche, a un caractère résidentiel et commercial et se compose d'au moins quatre maisons de l'époque impériale constituées d'une pièce centrale, avec un bassin pour recueillir l'eau, sur laquelle les autres pièces s'ouvrent. En tournant à droite, on continue vers la Masseria Cobellis, où l'on découvre un bâtiment raffiné à caractère public de l'époque médio-impériale, caractérisé par une disposition scénographique, sur deux niveaux, et une recherche attentive des symétries. Le long de l'axe central du bâtiment, en effet, se trouvaient un nymphée et un bassin bordé de volées d'escaliers en brique et garni de dalles de marbre partiellement conservées. En retournant vers Porta Marina, on passe devant deux blocs datant des périodes hellénistique et impériale tardive et on arrive au Puits sacré, de la période hellénistique, peut-être dédié à Hermès comme le montrent les lettres grecques ? (eta - rho) gravé sur un affleurement rocheux. En parcourant la Via di Porta Rosa, on peut visiter les Terme Adrianee (IIe siècle après J.-C.) où l'on peut voir plusieurs pièces du calidarium et la salle du frigidarium, décorée d'une splendide mosaïque avec des carreaux noirs et blancs représentant des animaux et des monstres marins. En continuant sur la pente à droite, on trouve la dite agora, récemment interprétée comme un sanctuaire dédié à Asclépios, divinité médicale et guérisseuse, qui s'étend sur au moins trois niveaux, dont le plus bas présente un grand corps rectangulaire, entouré sur trois côtés d'un portique et décoré à l'entrée d'une fontaine. L'édifice public, daté du IIe siècle av. J.-C., utilisait l'eau de la source Hyele, que nous trouvons plus haut, où à l'époque hellénistique un complexe thermal a été construit, dont on conserve une salle chauffée dans laquelle sont visibles des systèmes de conduction de la vapeur, un grand bassin rectangulaire pour les bains chauds et une salle pour les petites baignoires en terre cuite, destinées au bain individuel en position assise. La route de Porta Rosa arrive dans une grande gorge qui permettait le passage vers le Quartier Sud inexploré. Nous nous trouvons dans un véritable col artificiel où, dans les années 1960, Mario Napoli a trouvé Porta Rosa, un splendide exemple de l'utilisation de l'arc par les Grecs.
En montant vers l'Acropole, on trouve le plus ancien établissement de Velia (VIe siècle av. J.-C.), dont on peut voir les restes d'habitations alignées le long d'une route, abandonnées et oblitérées au Ve siècle pour permettre la construction de bâtiments publics, civils et religieux. Sur l'acropole, un théâtre, construit à l'époque romaine sur les restes d'un plus ancien, un temple, dont on ignore la date et la divinité à laquelle il était dédié, et un bâtiment à portique servant aux besoins religieux, sont partiellement conservés. Les bâtiments de l'acropole ont été endommagés au Moyen Âge lorsqu'un château a été construit. De cette période sont conservés la tour angevine, des vestiges de murs et deux églises, la chapelle palatine et l'église de Santa Maria. En partant de l'acropole, il est possible de suivre un itinéraire évocateur le long de la crête de la colline, permettant de visiter de petites zones sacrées avec des bâtiments de la période hellénistique et des sections des murs coeval.