La Pieve di San Pietro a Gropina est sans aucun doute un chef-d'œuvre de l'architecture romane et l'une des plus importantes églises paroissiales médiévales de toute la Toscane. Près de Loro Ciuffenna, sur une crête à 380 mètres d'altitude, juste au-dessus de l'actuel tracé de la route des Setteponti, se trouve la grande pieve romane de Gropina, avec quelques habitations privées, une petite chapelle appartenant à la Compagnia et le presbytère entourant l'église. La position est vraiment dominante et panoramique, la montagne au nord contrecarre le flux des vents froids du nord, défendant ainsi le village, tandis qu'au sud et à l'ouest le panorama sur notre vallée et la région d'Arezzo est vraiment spacieux. L'église, longue de 45 m et large de 17 m, a été construite sur le tracé de l'ancienne voie romaine entre Arezzo et Fiesole, qui était déplacée plus en amont que l'actuelle Via dei Sette Ponti. Selon une légende populaire, qui a survécu jusqu'à ce jour, un temple païen dédié à la déesse Diane, fille de Jupiter et de Latone et sœur d'Apollon, a été construit sur la colline où se trouve l'église à l'époque pré-chrétienne. Le nom de lieu "Gropina" est probablement d'origine étrusque et le temple actuel, construit à l'époque romane au XIIe siècle, est connu dans toute l'Italie par les amateurs d'art, d'histoire et d'architecture religieuse. Il existe un document datant de 780 dans lequel il est dit que la Pieve di San Pietro a Gropina a été attribuée en dotation à l'abbaye de Nonantola (Modène), on peut donc en déduire qu'une autre église, plus ancienne que l'actuelle, existait déjà à l'époque lombarde/carolingienne. Cependant, pour certains historiens, cet important document est apocryphe, c'est-à-dire "faux", alors que pour d'autres historiens, il est authentique. Les chapiteaux des nefs, douze en référence aux apôtres, représentent des monstres et des animaux fantastiques : "La truie allaitant des porcelets", quatre comme les saisons comme signe d'abondance, "Les Templiers" décidés à lutter contre les démons et encore "Le combat entre le lion et le tigre", "Les aigles" avec leur proie dans leurs serres et "L'homme vert", des masques démoniaques recouverts de racines et de végétation, une métaphore des forces maléfiques qui s'accrochent aux êtres humains sans pouvoir s'échapper (cette interprétation provient d'un ancien culte païen anglo-saxon qui s'est ensuite répandu dans le monde entier : (Cette interprétation trouve son origine dans un ancien culte païen anglo-saxon qui s'est ensuite répandu dans le monde entier : on la retrouve en Inde, en Allemagne, en France, en Indonésie et en Israël, dans les églises templières de Jérusalem).Il convient de mentionner en particulier la magnifique (et bizarre) chaire de l'église, un artefact extrêmement intéressant en raison du grand nombre de symboles énigmatiques qui y sont représentés, ce qui en fait l'un des plus mystérieux et magiques d'Italie. La balustrade est soutenue par deux colonnes entrelacées portant à leur base des "hommes en prière" (douze figures anthropomorphes debout côte à côte, les mains levées, probablement les douze apôtres). Au-dessus, la représentation symbolique des "trois évangélistes" (Jean l'aigle, Matthieu l'homme-ange et Marc le lion) et, sur le côté gauche, une "sirène à deux queues" (la figure mythique "Mélusine" du Moyen Âge) et un "homme accroché à deux serpents" qui semblent le mordre. La chaire est un témoignage absolu de la coexistence du paganisme et du christianisme, avec quelques images à l'explication douteuse, curieuses et en même temps inquiétantes, comme les hommes en prière qui rappellent les traits des "Gris" (extraterrestres).