Dans les salles du Palazzo Costabili, on trouve des bijoux, des vases, des ornements et des ustensiles de la période grecque et étrusque provenant de plus de 4 000 tombes, témoins de l'ancienne ville de Spina. Située près du delta du fleuve Pô, Ferrare conserve encore l'aspect unique que la famille Este lui a donné en trois siècles de gouvernement, jusqu'en 1598, la transformant d'un centre médiéval en une véritable ville idéale de la Renaissance.
Sa structure urbaine, définie comme l'addition herculéenne par Hercule Ier, qui a conçu des routes longitudinales et des carrefours en lieu et place du plan romain classique, en fait la première ville moderne d'Europe. C'est précisément en raison de cette caractéristique que Ferrara a été reconnue par l'UNESCO comme un site du patrimoine mondial de l'humanité en 1995. L'art et l'architecture de la Renaissance coexistent avec les découvertes de l'ancienne ville de Spina dans les salles du Musée archéologique. A l'intérieur du musée, vous pouvez voir les riches objets de la nécropole : céramiques, vases et meubles en bronze, bijoux en or, argent, ambre et pâte de verre, de la période grecque et étrusque, qui ont resurgi à partir de 1922 lors des travaux publics de bonification des vallées de Comacchio.
La représentation sur une carte du territoire où l'ancienne ville portuaire a prospéré orne les murs du Salone delle Carte Geografiche, peint à fresque à l'occasion de la transformation du Palazzo Costabili en musée archéologique en 1935, au milieu de la période fasciste. L'objectif est de faire découvrir au visiteur l'évolution du delta du Pô, l'ancien fleuve Eridano qui, avec ses changements de cours continus, a marqué la fortune et le déclin de Spina dans l'Antiquité et de Ferrare à partir du Moyen Âge.Témoignage d'une prospérité issue d'un commerce florissant entre Spina et les ports de la Méditerranée, la Sala degli Ori, érigée comme une véritable bijouterie, grâce à une collaboration avec Bulgari, rassemble une très large gamme de bijoux, d'ambres et de pommades en pâte de verre, qui mettent en valeur la magnificence de l'aristocratie étrusque locale entre le VIe et le IVe siècle avant J.-C.C.Le savoir-faire des artisans étrusques est également bien représenté par les splendides bijoux en ambre, souvent réunis en de riches colliers où alternent la pâte de verre vague et l'or. Le lien avec l'ambre et ses origines rappelle la légende de Phaéton, le fils du Soleil qui est tombé dans les eaux de l'Eridano après un vol fou au volant du char de son père. Ses sœurs, les Eliades, pleuraient des larmes abondantes qui devenaient ambre. Parmi les poteries grecques importées particulièrement appréciées par les habitants de Spina, les plats de poisson se distinguent, décorés de représentations détaillées des plats qui auraient pu "accueillir". On retrouve tous les protagonistes de la table des poissons d'il y a 2 500 ans, sébaste, mulet, daurade, lotte, raie, seiche et calmar, mais pas l'anguille même