Manduria, ville d'origine messapique, après les splendeurs de l'époque hellénistique dont de nombreux vestiges ont été mis au jour lors de diverses campagnes de fouilles archéologiques depuis les années 1960, a été conquise par les Romains en 266 avant Jésus-Christ. Plus tard, la ville fut abandonnée par ses habitants mais ressuscitée par Ruggiero il Normanno et au 18ème siècle, elle reprit son ancien et glorieux nom de Manduria. Plusieurs chercheurs se sont intéressés à l'étymologie du nom de Manduria, ville d'origine messapique, sur le territoire de laquelle ne manquent pas les traces d'implantations antérieures remontant au néolithique. Le savant Giuseppe Pacelli, dans sa thèse "Dell'antica Città di Manduria" (Sur la ville antique de Manduria). Le terme " ferme ", qui signifie " lieu d'élevage de chevaux ", a plusieurs étymologies, mais toutes peuvent être ramenées au sens de " ferme ". Selon F. Ribezzo, Mandurium ou Mandorium aurait pris son nom d'une, ou d'une collection, de telles fermes. Le spécialiste de la Mandurie G. Stano ne s'écarte pas non plus de cette étymologie, puisqu'il voit l'origine du nom dans le mot grec-italique "mandra", qui signifie respectivement écurie, troupeau de chevaux. Des vestiges remarquables de travaux de fortification subsistent dans l'ancienne ville. Des fouilles récentes ont mis au jour de nouveaux éléments, clarifiant également le problème de leur chronologie.
On peut facilement distinguer trois cercles de murs, appartenant à trois phases différentes. La plus interne (environ 2 km de long) est formée de grands blocs irréguliers placés à chaque tête, et précédée d'un fossé. Plus tard, un second mur, constitué de blocs beaucoup plus réguliers, placés alternativement par tête et par coupe, est venu renforcer le premier, dont il occupe partiellement le fossé. Il est probable que ce deuxième cercle fasse référence à la guerre contre Tarentum et Archidamus. Enfin, le dernier cercle, le plus imposant (5 m d'épaisseur, 6 ou 7 m de hauteur) est long de plus de 3 km. Elle aussi est précédée d'un fossé. Cette dernière phase de fortifications semble pouvoir être attribuée à la période de la guerre d'Hannibal. Le mur est en effet posé sur un certain nombre de tombes dont le mobilier funéraire (comprenant entre autres des poteries de Gnathia baccellata) est datable du IIIe siècle avancé.
A l'extérieur des murs, de part et d'autre des routes menant aux portes (5 dans la seule zone orientale), de nombreux groupes de tombes taillées dans la roche sont apparus. Malheureusement, la plupart d'entre elles avaient déjà été pillées ; cependant, quelques objets funéraires ont pu être récupérés, principalement des récipients datables entre le IVe et le IIe siècle av. C.
Il convient également de mentionner la soi-disant "source plinienne", peut-être identifiable à celle mentionnée par Pline (Nat. hist., lI, 226), située dans une vaste caverne, certainement naturelle, mais agrandie par la main de l'homme.