MUNDA - Le Musée national des Abruzzes La section archéologique (salle A), est constituée de pièces provenant d'Amiternum, Aveia et Peltuinum, importants centres italiques et romains du bassin de L'Aquila, dont le Calendrier Amiternino (environ 20 après J.-C.) et des reliefs en pierre représentant un combat de gladiateurs (1er siècle avant J.-C.) et une cérémonie funéraire (1er siècle après J.-C.). Le Moyen Âge dans les Abruzzes (salle B) est documenté par une collection exceptionnelle de madones, qui pour sa richesse et sa qualité artistique a très peu de comparaisons dans le domaine national et international : quelques très rares et précieuses icônes peintes du XIIIe siècle (Madonna "de Ambro", Madonna di Sivignano, Madonna di Montereale), et de nombreuses sculptures sur bois ; majestueuses et sacrées sont celles de la culture romano-byzantine, datant des XIIIe et XIIIe siècles (Madonna di Lettopalena, Madonna delle Cocanelle) ; sveltes et souples du XIVe siècle, qui révèlent dans la douceur du visage et le raffinement des lignes la spiritualité et la grâce du nouvel art gothique (Madonna di Fossa, Madonna di San Silvestro). Le XVe siècle (salle C) s'ouvre sur des peintures éblouissantes sur fond d'or pur : parmi elles, le Triptyque de Beffi (1410-1415), attribué à Léonard de Sabino de Teramo. Les peintures d'Andrea Delitio et les sculptures en bois de Giovanni di Biasuccio et Silvestro dell'Aquila (Saint-Sébastien, 1478) témoignent du début de la Renaissance dans les Abruzzes. Parmi les peintures de sujet et de mécène franciscain (salle D) se distingue le polyptyque représentant Saint Jean de Capestrano et les récits de sa vie, œuvre d'un maître inconnu de culture complexe, à qui est également attribué le tableau représentant Saint François recevant les stigmates. Au XVIe siècle (salle E) émerge la personnalité très originale de Saturnino Gatti, récemment renié parmi les grandes figures de la Renaissance italienne. Le musée expose deux peintures sur bois de cet artiste (Madonna degli Angeli, 1505 ; Madonna del Rosario, 1511) et plusieurs sculptures en terre cuite (Crèche de Tione et Sant'Antonio Abate, 1512), sauvées du tremblement de terre et admirablement restaurées. L'exposition se termine par des peintures de grands maîtres du XVIIe siècle napolitain (salle F) : Mattia Preti, Bernardo Cavallino, Jusepe de Ribera, Andrea Vaccaro, Massimo Stanzione.