La cuisson du pain, qui avait lieu une ou deux fois par an, représente encore pour les montagnards un moment d'agrégation où la tradition se perpétue. Année après année, dans les fours historiques situés dans les villages du Val d'Aoste, le nombre de rendez-vous consacrés à la préparation et à la cuisson du "Pan Ner", préparé avec des ingrédients traditionnels dans une atmosphère festive qui implique toute la communauté : les femmes pétrissent et les hommes s'occupent du four à bois. Les femmes pétrissent la pâte et les hommes travaillent dans le four à bois. La farine de seigle et de blé et l'eau sont habilement mélangées au "levain" et, après un long processus, sont transformées en pains. Avant d'être cuit, le pain est laissé à lever pendant trois heures au maximum ; pendant ce temps, le four est chauffé et, après avoir atteint la bonne température, il est prêt à recevoir les pains. A la fin du processus de cuisson, le résultat de tout ce travail apparaît : un pain noir, riche en fibres et précieux pour la santé, savoureux, parfumé et odorant. Certains l'enrichissent de noix, de raisins secs ou de graines de fenouil et d'arômes qui lui donnent un goût délicieux et original.