La zone qui s'étend du promontoire de Trentaremi à la vallée de Gaiola, aujourd'hui incluse dans le parc archéologique et environnemental du Pausilypon, est extrêmement intéressante du point de vue naturaliste et archéologique, ainsi que du point de vue du paysage. On accède au complexe par l'imposante Grotta di Seiano, un tunnel romain de plus de 700 m de long qui relie la plaine de Bagnoli à la vallée de Gaiola, et qui renferme une partie des anciens vestiges de la villa Pausilypon, construite au Ier siècle avant J.-C. par le chevalier romain Publius Vedio Pollione. Ici, dans l'enchantement de l'un des paysages les plus fascinants du Golfe, il est possible d'admirer les vestiges du théâtre, de l'Odeion et de certaines des salles de réception de la villa, dont les structures maritimes font aujourd'hui partie du parc submergé voisin de Gaiola, surplombé par les belvédères du Pausilypon qui donnent sur la mer. L'agrément et la beauté de la région, la douceur du climat, la nature luxuriante, sont quelques-uns des facteurs qui ont rendu ces lieux si recherchés dès le 1er siècle avant J.-C., à tel point qu'ils sont rapidement devenus les plus luxueux et les plus célèbres du monde romain, incitant sénateurs et riches chevaliers à y établir leur résidence. Parmi celles-ci, la villa Pausilypon (répit de la détresse) est certainement celle dont il reste les traces les plus significatives. Le complexe représente l'un des premiers exemples de villa construite en adaptant l'architecture à la nature du site, comprenant, outre la partie résidentielle, des thermes, des jardins, des quartiers de service, des zones de divertissement, et vers la mer, les installations portuaires avec les bâtiments connexes et le système complexe d'étangs à poissons encore bien conservé. A la mort de Vedio Pollione, le Pausilypon devint partie intégrante du domaine impérial ; le noyau primitif fut agrandi et adapté aux nouvelles fonctions de résidence impériale.
Du vaste édifice est conservé un théâtre en particulier, dont l'hémicycle, orienté au sud, présente une cavea ima divisée en trois coins et une cavea médiane ajoutée ultérieurement, toutes deux accessibles par des escaliers latéraux insérés dans des tourelles, ainsi que l'orchestre. L'espace de la scène est également occupé par un bassin perpendiculaire à la cavea, autour duquel se trouvait un jardin clos par un mur curviligne. Au-dessus de cette zone se trouve un autre jardin rectangulaire entouré d'un portique triplex qui constituait également la scène de l'odeion voisin. Ce second bâtiment destiné aux spectacles appartenant à la villa était en fait un espace dédié aux auditions de poésie, de rhétorique ou de concert, composé de six gradins et d'une cavea quadrangulaire, ainsi que d'une grande salle absidale, placée au milieu de la cavea centrale, avec un podium portant une statue Dans la zone résidentielle, équipée de salles de réception, certains des bains, notamment le caldarium, sont encore visibles.