Le château de Melfi a une longue histoire : construit par les Normands, il a été restauré et agrandi par les Souabes puis par les Angevins. Parmi les salles du célèbre château, destination de nombreux visiteurs, Frédéric II promulgua les Constitutiones Augustales du Royaume de Sicile. L'imposante silhouette du château normand de Souabe est le symbole de Melfi et son histoire est liée aux personnalités qui se sont succédées au fil des siècles dans la ville sur les pentes du mont Vulture. Recherché par Robert Guiscard, agrandi par Frédéric II, doté de nouvelles tours par Charles Ier d'Anjou, remodelé par le Caracciolo et la Doria, pour le voir, le château de Melfi semble presque émerger au sommet d'une colline et on ne peut s'empêcher de partager l'avis de ceux qui le considèrent comme le plus célèbre château de Basilicate et l'un des plus grands du sud de l'Italie.
On voit immédiatement les dix tours, sept rectangulaires et trois pentagonales, des quatre entrées, trois sont angevines, et par l'une d'elles, ouverte de Doria, on accède au village par un pont, autrefois un pont-levis. Une fois la porte principale franchie, vous entrez dans la belle cour principale, surplombée par le palais baronnial et la chapelle noble.
Le rez-de-chaussée du château abrite le Musée archéologique national de Melfi, où est conservée l'importante documentation archéologique trouvée dans la région, tandis que dans la Tour de l'horloge, on peut apprécier le splendide Sarcophage romain, découvert en 1856, également connu sous le nom de "Sarcophage de Rapolla", car il était autrefois conservé sur la place de la ville du Vautour. Certainement appartenu à un personnage de haut rang, est un produit raffiné de la deuxième moitié du deuxième siècle en provenance d'Asie Mineure. Le couvercle représente le défunt couché.